La loi n°2021-689 du 31 mai 2021 relative à la gestion de la sortie de crise sanitaire, validée par le Conseil constitutionnel, publiée au Journal officiel le 1er juin 2021, prévoit notamment l’intégration des données recueillies par les systèmes d’information mis en œuvre dans le cadre de la lutte contre l’épidémie de Covid-19 au Système national des données de santé (SNDS). Ces systèmes d’information, SI-DEP et Contact Covid, permettent respectivement de centraliser l’ensemble des résultats des tests effectués et d’assurer le suivi des patients et de leurs cas contacts.

Dans sa décision du 31 mai 2021, le Conseil constitutionnel a validé cette intégration sous réserve que les coordonnées de contact téléphonique ou électronique des personnes concernées ne soient pas intégrées au SNDS.

Jusqu’à cette loi, les données issues de SI-DEP et Contact Covid pouvaient être conservées jusqu’au 31 décembre 2021. Désormais, avec le versement de ces données dans le SNDS, la conservation pourra aller jusqu’à 20 ans après leur transfert.

Consulté sur le projet de loi en avril 2021, le Conseil d’Etat estime que, compte tenu de la pseudonymisation des données, la durée de conservation de 20 ans prévue par le SNDS n’est pas excessive au regard de l’intérêt public qui s’attache à ce que les données de santé puissent être utilisées pour l’amélioration des connaissances sur la Covid-19.

S’agissant de l’information des personnes concernées, les responsables de traitements doivent les informer, sans délai et par tout moyen, que les données les concernant sont rassemblées et mises à disposition via le SNDS, ainsi que de la durée de conservation, des personnes qui y ont accès et des finalités en vue desquelles elles peuvent être traitées. Les personnes concernées disposent d’un droit d’opposition.

Cette information est délivrée individuellement aux personnes dont les données sont collectées à compter du 2 juin 2021, date d’entrée en vigueur de la loi.