juin 2021

CNIL – Intégration de données Covid-19 au SNDS

2021-06-08T15:36:41+00:003 juin 2021|Actualités Vigier Avocats|

La loi n°2021-689 du 31 mai 2021 relative à la gestion de la sortie de crise sanitaire, validée par le Conseil constitutionnel, publiée au Journal officiel le 1er juin 2021, prévoit notamment l’intégration des données recueillies par les systèmes d’information mis en œuvre dans le cadre de la lutte contre l’épidémie de Covid-19 au Système national des données de santé (SNDS). Ces systèmes d’information, SI-DEP et Contact Covid, permettent respectivement de centraliser l’ensemble des résultats des tests effectués et d’assurer le suivi des patients et de leurs cas contacts.

Dans sa décision du 31 mai 2021, le Conseil constitutionnel a validé cette intégration sous réserve que les coordonnées de contact téléphonique ou électronique des personnes concernées ne soient pas intégrées au SNDS.

Jusqu’à cette loi, les données issues de SI-DEP et Contact Covid pouvaient être conservées jusqu’au 31 décembre 2021. Désormais, avec le versement de ces données dans le SNDS, la conservation pourra aller jusqu’à 20 ans après leur transfert.

Consulté sur le projet de loi en avril 2021, le Conseil d’Etat estime que, compte tenu de la pseudonymisation des données, la durée de conservation de 20 ans prévue par le SNDS n’est pas excessive au regard de l’intérêt public qui s’attache à ce que les données de santé puissent être utilisées pour l’amélioration des connaissances sur la Covid-19.

S’agissant de l’information des personnes concernées, les responsables de traitements doivent les informer, sans délai et par tout moyen, que les données les concernant sont rassemblées et mises à disposition via le SNDS, ainsi que de la durée de conservation, des personnes qui y ont accès et des finalités en vue desquelles elles peuvent être traitées. Les personnes concernées disposent d’un droit d’opposition.

Cette information est délivrée individuellement aux personnes dont les données sont collectées à compter du 2 juin 2021, date d’entrée en vigueur de la loi.

mai 2021

CNIL – Rapport d’activités 2020

2021-05-21T18:37:24+00:0021 mai 2021|Actualités Vigier Avocats|

La CNIL vient de publier son rapport d’activités annuel de 2020 et de mettre à jour la liste de ses agents habilités à effectuer des vérifications.

Sur l’année écoulée, 247 contrôles ont été effectués dont 82 contrôles en ligne et 74 sur pièces, 72 sur place et 19 sur audition. Les contrôles sur place représentent habituellement la moitié des contrôles. Du fait de la crise sanitaire, d’autres modalités de contrôle ont été privilégiés.

La CNIL a traité 56 signalements de violations de données, liées à des failles de sécurité rendant accessible des données sur internet sans protection.

Les plaintes sont la principale source de déclenchement des contrôles (+40%) ainsi que l’actualité (32%). 15 % des contrôles concernent les thématiques du programme de contrôle annoncé pour l’année (Cf Actualités en date du 13 mars 2020)

La CNIL a prononcé 14 sanctions : 11 amendes, 2 rappels à l’ordre de la formation restreinte et 1 injonction), 49 mises en demeure, 38 rappels à l’ordre et 2 avertissements de la Présidente.

L’année 2020 a aussi été marquée par un pic des notifications de violations des données avec une hausse de 24%. 17% d’entre elles concernaient des données sensibles. Le secteur de la santé et de l’action sociale a connu une progression de 83% des notifications. La majorité des violations de données a concerné une perte de confidentialité et émanait souvent d’un acte d’origine externe malveillant.

Dans le cadre de la crise sanitaire, la CNIL a mis en place une procédure accélérée d’instruction des demandes d’autorisation de recherches dans la Covid-19, en acceptant des dossiers pour lesquels l’avis du Comité éthique n’avait pas encore été rendu et un accompagnement des déposants.

La CNIL continue son accompagnement dans le domaine de l’innovation avec le lancement, début 2021, du dispositif « bac à sable » visant les projets en santé numérique dans une logique de privacy by design (protection des données dès la conception).

Rapport annuel 2020

mai 2020

Covid-19 : Traitements de données de santé & SI

2020-05-14T18:09:04+00:0014 mai 2020|Actualités Vigier Avocats|

L’article 11 de la loi n°2020-546 du 11 mai 2020 prorogeant l’état d’urgence sanitaire et en complétant ses dispositions, permet la mise en œuvre d’un système de partage des données personnelles liées à la santé des personnes atteintes par le COVID-19, ou ayant été en contact avec. Elle renvoie à des décrets d’applications pour préciser les modalités de mise en œuvre de ces traitements. C’est chose faite avec la parution du décret n°2020-551 du 12 mai 2020 relatif aux systèmes d’information.
La caisse nationale de l’assurance maladie est autorisée à adapter le système d’information « amelipro » afin de mettre en œuvre un traitement « Contact Covid ». Ce traitement permet d’identifier les personnes infectées, ainsi que les personnes présentant un risque d’infection, mais également de les orienter vers des prescriptions médicales correspondantes, et enfin de contribuer à la surveillance épidémiologique et à la recherche sur le virus et les moyens de lutte contre sa propagation.

Le second traitement est le traitement « SI-DEP » mis en œuvre par l’Assistance-publique-Hôpitaux de Paris sous la responsabilité du ministre de la santé. Il s’agit d’un système d’information national de dépistage, dont la durée est limitée à six mois à compter de la fin de l’état d’urgence sanitaire (soit le 9 janvier 2021).

Enfin, le décret offre aux agences régionales de santé la possibilité de recourir à des sous-traitants pour effectuer les missions d’enquêtes sanitaires, d’orientation, de suivi et d’accompagnement des personnes ainsi que de surveillance épidémiologique, sous réserve qu’elles s’assurent des garanties de compétence suffisantes pour assurer le respect des règles de confidentialité.

A également été pris un arrêté du 12 mai 2020 portant modification de la liste des actes et prestations mentionnée à l’article L162-1-7 du code de la sécurité sociale en intégrant les tests de détection du génome SARS-CoV-2 par RT PCR à la liste des actes pris en charge par l’assurance maladie. Les personnes inscrites dans le système de suivi des personnes contacts se verront immédiatement prescrire un test de diagnostic, ainsi que son remboursement, et la délivrance de masques en officine. Par ailleurs, un forfait de traitement de prise en charge pré-analytique patient est instauré comprenant : vérification de l’inscription du patient contact dans le téléservice « Contact Covid », l’enregistrement de la date de réalisation du prélèvement dans ce service et la réalisation du test, l’enregistrement des informations demandées par le traitement « SI-DEP ». Ce qui permettra le remboursement du test de détection.

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avril 2020

DM – Report du règlement (UE) 2017/745

2020-11-17T15:01:30+00:0024 avril 2020|Actualités Vigier Avocats|

La parution au Journal officiel du règlement (UE) 2020/561 entérine le report au 26 mai 2021 l’application du règlement (UE) 2017/745 relatif aux dispositifs médicaux (DM).

En raison de la pandémie de COVID-19 et de la crise de santé publique, la Commission européenne a proposé le 3 avril dernier de reporter d’un an la date d’application du règlement relatif aux DM pour permettre aux acteurs du secteur de se concentrer sur la gestion de la crise actuelle.

Acceptée par le Parlement européen le 17 avril, la proposition de modification du règlement prévoit que toutes les dispositions qui auraient dû s’appliquer à compter du 26 mai 2020 sont reportées d’un an et ne seront applicables que le 26 mai 2021. Ainsi, les dispositifs médicaux légalement mis sur le marché conformément aux directives avant le 26 mai 2021 peuvent continuer d’être mis à disposition sur le marché ou mis en service jusqu’au 26 mai 2025. Cette dernière date n’a, quant à elle, pas fait l’objet d’un décalage dans le temps.

Il ne restait qu’au Conseil de l’Union européenne d’adopter la proposition pour que le texte soit officiellement entériné et publié au Journal officiel de l’Union européenne. C’est chose faite : dès la première lecture compte tenu de l’urgence de la situation et de l’importance du sujet pour les acteurs du secteur.

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