novembre 2022

Référentiels autorisations accès précoce et accès compassionnel

2022-11-10T23:58:51+00:0010 novembre 2022|Actualités Vigier Avocats|

Ce jour ont été publiés, au Journal officiel, deux référentiels de la CNIL : l’un portant sur les traitements de données à caractère personnel mis en œuvre par le laboratoire titulaire des droits d’exploitation d’un médicament bénéficiant d’une autorisation d’accès compassionnel (ACC) et l’autre concernant les médicaments bénéficiant d’une autorisation d’accès précoce (AAP).

Ces référentiels visent les traitements de données à caractère personnel relatifs au suivi des patients traités par un médicament disposant d’une AAC ou d’une AAP et s’appliquent aux traitements mis en œuvre à partir de l’entrée en vigueur des référentiels.

  • Déclaration de conformité

Les laboratoires titulaires des droits d’exploitation des médicaments concernés, en tant que responsables de traitements, sont tenus de procéder à une déclaration de conformité au référentiel. Cela concerne les responsables de traitement établis en France, qui recourent aux services d’un sous-traitant établi en France ou qui mettent en œuvre un traitement de données de personnes résident en France quelque soit leur lieu d’établissement.

Tout traitement qui ne respecterait pas l’ensemble des exigences fixées par les référentiels doit faire l’objet d’une demande d’autorisation de la CNIL. Dans ce cas, la CNIL se prononce dans un délai de deux (2) mois à compter de la réception de la demande, délai pouvant être prorogé une fois pour la même durée.

  • Responsable de traitement et sous-traitant

Si les deux référentiels reprennent la structure habituelle des référentiels, notamment les exigences de sécurité minimales attendus par les responsables de traitements et leurs sous-traitants ainsi que celles opposables aux prestataires informatiques auxquels il pourrait être fait appel et la nécessité de mener une analyse d’impact, ils apportent des précisions sur le rôle des parties prenantes.

En effet, ces référentiels confirment que les établissements de santé et les professionnels de santé agissent comme sous-traitant pour la collecte et la transmission des données mais restent responsable de traitement pour lesquels ils définissent les finalités et les moyens, notamment la tenue du dossier patient.

Les fournisseurs d’une plateforme de saisie de données à caractère personnel relatives au suivi du patient traité sont qualifiés de sous-traitant.

  • Information des personnes concernées

Le responsable de traitement est tenu de mettre sur son site web les notices d’information relatives au traitement des données à caractère personnel et conforme au RGPD.

Il est également précisé qu’en cas de réutilisation des données une nouvelle information devra être délivrée sauf si la personne concernée dispose déjà des éléments ou si la personne concernée a été informée dès la collecte de la possible réutilisation et le renvoi à un dispositif spécifique d’information tel que le portail de transparence disponible sur le site web auquel les personnes concernées pourront se reporter.

Délibération n°2022-106 du 22 septembre 2022 Adoption d’un référentiel accès compassionnel

février 2020

Médicament : Vente en ligne – Projet de loi ASAP

2020-02-27T23:43:29+00:0027 février 2020|Actualités Vigier Avocats|

Le projet de loi ASAP : Accélération et  Simplification de l’Action Publique, déposé le 5 février sur le bureau du Sénat, et après discussion en commission, sera examiné en séance publique la semaine prochaine. Actuellement, le texte prévoit notamment des modifications du code de la santé publique concernant la vente en ligne des médicaments.

La création d’un site internet de vente en ligne de médicaments passe d’un système d’autorisation préalable à un système de déclaration préalable. L’Agence Régionale de Santé (ARS) concernée reste compétente.

Le projet prévoyait que la vente en ligne puisse être réalisée dans un autre local que celui de l’officine, que le local devait être rattaché à la licence de l’officine et placé sous le contrôle d’un pharmacien avec la possibilité de mutualiser les moyens techniques pour construire une plateforme commune de vente en ligne de médicaments. Après avoir fait polémique, ces dispositions ont fait l’objet d’amendements et ne paraissent plus.

Actuellement, le nombre de pharmaciens adjoints qui assistent le titulaire d’officine est calculé sur le chiffre d’affaires global HT généré par l’officine. Or, le chiffre d’affaires de la vente en ligne est principalement généré par des produits autres que des médicaments, ce qui n’impose pas nécessairement la présence d’un pharmacien pour encadrer la sécurité de la vente, mais représenterait un coût salarial élevé. Le projet de loi qui prévoyait que l’activité de l’officine soit prise en compte pour le recrutement de pharmaciens adjoints a été amendé pour exclure la part du prix des médicaments remboursables ne donnant pas lieu au dégagement de marge pour le pharmacien.

Les sanctions financières ont été complétées pour sanctionner le non-respect de ces dispositions.

Le projet de loi en procédure accélérée devrait être adopté pour l’été 2020.

novembre 2017

Flash Info – Concurrence – Enquête sectorielle

2017-11-21T23:04:37+00:0021 novembre 2017|Actualités Vigier Avocats|

L’Autorité de la concurrence a décidé de se saisir d’office pour avis sur le fonctionnement de la concurrence dans le secteur du médicament et de la biologie médicale, par la décision 17-SOA-01 du 20 novembre 2017.

Cette enquête sectorielle vise à évaluer les conditions de concurrence de la chaîne de distribution du médicament. L’Autorité actualisera son examen sur l’activité des pharmaciens d’officine, notamment sur les conditions de développement de la vente en ligne de médicaments à prescription médicale facultative et sur l’ouverture du monopole officinal de délivrance de ces médicaments.

L’enquête concerne aussi l’activité des laboratoires de biologie médicale, rarement appréhendée par l’Autorité, notamment la possibilité de réorganiser et de moderniser le métier de biologiste médical.

Dans un second volet, l’Autorité examinera les conditions de fixation du prix des médicaments remboursables en France.

Il est possible de contribuer à cette enquête via la boîte mail dédiée mise en place par l’Autorité de la concurrence.

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