avril 2021

Loi visant à améliorer le système de santé par la confiance et la simplification

2021-04-28T14:36:02+00:0027 avril 2021|Actualités Vigier Avocats|

La Loi n°2021-502 du 26 avril 2021 visant à améliorer le système de santé par la confiance et la simplification, publiée ce jour au Journal officiel, traduit les aspects non financiers des conclusions du Ségur de la santé.

Un volet consacré aux professionnels de santé étend le dispositif des protocoles locaux de coopération au secteur médico-social et à l’exercice coordonné en ville. La mise en œuvre de ces protocoles devra être déclarée au directeur général de l’Agence régionale de santé (ARS) compétente qui les transmettra à son tour, pour information, à la Haute Autorité de santé. La loi précise que dans le cadre de ces protocoles, les délégants peuvent être disponibles à l’égard des délégués par le biais de la télésanté.

Dans ce même volet, les capacités de prescriptions des sages-femmes et des masseurs-kinésithérapeutes sont élargies.

Cette nouvelle loi traite également de la simplification du recrutement des praticiens hospitaliers et du renforcement du contrôle de cumul d’activités. A ce titre, l’autorité investie du pouvoir de nomination au sein des établissements publics de santé pourra désormais consulter le fichier national de déclaration à l’embauche selon des conditions fixées prochainement en Conseil d’Etat après avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés.

La gouvernance des hôpitaux est rénovée. Le service et le chef de service sont remis au cœur de l’hôpital : les services deviennent l’échelon de référence en matière de qualité et de sécurité des soins et d’encadrement, et les chefs de service sont reconnus.

Une attention particulière sera portée aux contrats d’intérim médical dépassant le plafond règlementaire. Le comptable public pourra ainsi procéder au rejet du paiement des rémunérations irrégulières et en informer le directeur général de l’ARS qui défèrera les actes juridiques conclus par l’établissement de santé avec l’entreprise de travail temporaire devant le tribunal administratif. Ces dispositions entrent en vigueur six mois après la publication de la loi, soit fin octobre 2021.

Autre apport de la loi : le déploiement des « services d’accès aux soins ». Ce nouveau service d’orientation et de guidage dans le système de santé permettra la coopération entre la ville et l’hôpital dans l’accès aux soins non programmés. La régulation médicale commune pour l’accès aux soins associera le service d’aide médicale urgente et la médecine ambulatoire. Les modalités de mises en œuvre seront fixées par décret et/ou arrêté.

Enfin, un volet est consacré à la simplification des démarches des personnes en situation de handicap. Une plateforme officielle d’information et de services personnalisés dénommée « Mon Parcours Handicap » est créée. Les démarches administratives des personnes handicapées et de leurs aidants devraient être facilitées. Un accueil physique et téléphonique complémentaire à la plateforme est établi par chaque département pour assurer l’information et la conduite des démarches des personnes concernées.

Un référent handicap sera désigné dans les services d’urgences, le service d’accès aux soins et les établissements de santé. Ses missions et le cadre de son intervention seront définis par décret.

Recherches – Contrôles qualité & Covid-19

2021-04-25T10:13:02+00:0025 avril 2021|Actualités Vigier Avocats|

La CNIL vient de publier des recommandations provisoires pour le contrôle qualité à distance des essais cliniques pendant la crise sanitaire liée à la COVID-19. Elles s’appliquent jusqu’au 1er juillet 2021, un mois après la fin de l’état d’urgence sanitaire, date susceptible d’évoluer.

Cette dérogation de consultation à distance des données sources des patients concerne  :

  • les études liées à la COVID-19
  • les essais portant sur des maladies graves ou mettant en jeu le pronostic vital
  • les essais pour lesquels l’absence de contrôle de qualité des documents sources contenant des données critiques est susceptible d’entraîner des risques inacceptables pour la sécurité des participants ou de remettre en cause la fiabilité et l’intégrité des résultats de l’essai
  • les essais incluant des participants particulièrement vulnérables, tels que des enfants ou des participants incapables de donner leur consentement éclairé de façon temporaire ou permanente
  • les essais cliniques « pivots » (essais de phase III confirmatoires).

et si la vérification sur place est impossible.

Les mesures de confidentialité appliquées aux attachés de recherches cliniques (ARC) devront être renforcées.

Le monitoring à distance ne répond pas strictement aux méthodologies de référence (MR). Dans le contexte sanitaire actuel, la CNIL estime qu’il n’est pas nécessaire de déposer une demande d’autorisation si la mise en œuvre d’un monitoring à distance représente le seul point de non-conformité aux MR et sous réserve de respecter les recommandations.

Les responsables de traitement et les sous-traitants devront documenter les solutions choisies présentant des garanties suffisantes de protection des droits des personnes et consulter leur DPO.

Le comité de protection des personnes et l’ANSM devront être informés de cette modalité de contrôle de qualité, considérée comme une modification substantielle. Les patients, eux, informés du monitoring à distance ne devront pas s’y être opposés, nécessitant la mise à jour de la notice d’information pour ces études.

Les recommandations édictent les garanties de sécurité à mettre place notamment en termes d’hébergement des données, de leur transmission des centres vers les ARC, des outils de vidéoconférence utilisés ou encore de l’accès direct par les ARC au dossier médical électronique.

Recommandations provisoires

mars 2021

Recherches – Comités éthiques – CPP

2021-03-21T16:41:16+00:0021 mars 2021|Actualités Vigier Avocats|

Le décret n°2021-301 du 19 mars 2021 vient modifier certaines dispositions du code de santé publique relatives aux comités de protection des personnes (« comité éthique » ou « CPP »).

La composition des comités est modifiée : doublement du nombre de membres, disparition des notions de titulaire et suppléants, élargissement des qualifications de certains membres, possibilité d’être membre de plusieurs CPP.

Le système d’information des RIPH est mis en place. Il permet les échanges entre les promoteurs et les CPP pour les demandes d’avis, les informations complémentaires, les retraits ou suspension des lieux de recherches ainsi que les échanges entre les CPP et l’ANSM.

Les échanges entre les CPP et les promoteurs sont encadrés : 10 jours au promoteur pour adresser les informations complémentaires. 5 jours à réception des éléments pour le CPP pour notifier la recevabilité de la demande. Une fois le dossier complet, si le CPP a une demande complémentaire, le promoteur aura 12 jours pour y répondre.

Le promoteur pourra retirer à tout moment sa demande d’avis s’il estime que les conditions de recherches ne sont plus remplies en l’état.

En cas d’avis défavorable, la demande de réexamen par un autre CPP s’effectue sur le système d’information.

Les positions relatives aux délais de traitement des demandes d’avis s’appliquent pour les demandes d’avis déposées à compter du 22 mars 2021. Les dispositions relatives à la composition des CPP s’appliquent lors du prochain renouvellement des membres des CPP.

Faites le point sur le cadre juridique et règlementaire des recherches cliniques les 14 & 15 juin prochain

Formation recherches cliniques